<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Chroniques d&apos;une factrice</title><link>http://lafactrice.canalblog.com/</link><description>Laissez vous entrainer par les petites histoires de Jeanna, factrice: ses amants, ses r&#xea;ves, ses aventures...</description><language>fr</language><lastBuildDate>Tue, 10 Nov 2009 13:01:21 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>M Dupont</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2008/02/07/7864058.html</link><comments>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2008/02/07/7864058.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lafactrice.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7864058/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lafactrice.canalblog.com/archives/2008/02/07/7864058.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Aude&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;M Dupont est un des notables du village, il poss&#xe8;de une petite fabrique de fromages. Il a la cinquantaine un peu &#xe9;crasante: du ventre, des lunettes, une grosse voiture qui brille. M Dupont n&apos;est pas tr&#xe8;s bon avec son personnel. Il le m&#xe9;prise m&#xea;me carr&#xe9;ment. Dans le d&#xe9;sordre, il m&#xe9;prise aussi: les gauchistes, les fonctionnaires, les fain&#xe9;ants, les &#xe9;trangers, les pauvres, les &#xe9;colos. Alors on se dit que notre petite Jeanna, il devait forc&#xe9;ment la m&#xe9;priser aussi. En fait, il ne l&apos;avait jamais remarqu&#xe9;e. Le courrier, c&apos;est &#xe0; Martine sa stupide et fid&#xe8;le secr&#xe9;taire qu&apos;elle l&apos;apportait. Parfois, il attendait un courrier important qui n&apos;arrivait pas, alors Martine lui expliquait en rougissant qu&apos;il y avait une factrice fantasque qui livrait le courrier au gr&#xe9; de ses p&#xe9;riples amoureux. &lt;br /&gt;Ce jour l&#xe0;, il arrivait vite &#xe0; l&apos;usine, presqu&apos;au m&#xea;me moment o&#xf9; Jeanna en repartait. La vitesse la surprit, la d&#xe9;s&#xe9;quilibra et le v&#xe9;lo dessina une rayure inopportune sur la grosse voiture de M Dupont. Celui-ci sortit de son v&#xe9;hicule et commen&#xe7;a &#xe0; invectiver Jeanna. Jeanna le regardait silencieusement mais ne paraissait gu&#xe8;re impressionn&#xe9;e. Elle finit par r&#xe9;pliquer:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; - Elle est jolie cette rayure, on dirait une vague .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M Dupont ne comprenait pas les choses de cette fa&#xe7;on. Alors Jeanna pour le calmer, remonta doucement sa robe. Elle avait oubli&#xe9; sa culotte sur la table de Nino, le restaurateur. Elle sentait encore le sexe et le parmesan. M Dupont ne s&apos;attendait pas &#xe0; &#xe7;a mais il &#xe9;tait homme et il sentit un d&#xe9;sir impromptu le surprendre. Jeanna ne s&apos;y trompa pas. Elle reconnaissait aussit&#xf4;t cette petite lueur au fond des yeux que le d&#xe9;sir attise. Elle s&apos;assit sur le capot de la voiture lustr&#xe9;e et attira M Dupont tout contre elle. Elle ne le trouvait pas beau m&#xea;me pendant qu&apos;il la prenait l&#xe0;, trivialement sur le capot de sa voiture mais elle trouvait toujours &#xe9;mouvant les hommes quand ils jouissaient, et celui-ci aussi. Ce ne fut pas bien long, M Dupont n&apos;&#xe9;tait pas un grand amant mais Jeanna aimait bien la sensation du&amp;nbsp; capot tout chaud sous ses fesses et elle appr&#xe9;cia la pluie qui vint la rafraichir doucement.&lt;br /&gt;Elle garda comme souvenir, une minuscule rayure sur son v&#xe9;lo de travailleuse.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 07 Feb 2008 12:09:38 GMT</pubDate></item><item><title>Le guetteur (2)</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2008/01/30/7753104.html</link><comments>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2008/01/30/7753104.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lafactrice.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7753104/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lafactrice.canalblog.com/archives/2008/01/30/7753104.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par Aude&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle est revenue. Ma douce est revenue.&lt;br /&gt;Je n&apos;y croyais plus. Son absence fut si longue. Je m&apos;&#xe9;tais envoy&#xe9; plein de recommand&#xe9;s et durant une semaine j&apos;ai du ouvrir &#xe0; la rempla&#xe7;ante de Jeanna qui ne lui ressemblait en rien. Je manquais pleurer &#xe0; chaque fois que je voyais cet ersatz insignifiant. Puis elle ne revenait toujours pas. Au bruit de l&apos;enveloppe dans la boite en fer blanc, je savais bien que ce n&apos;&#xe9;tait pas Jeanna. Jeanna, elle met le courrier avec tant de d&#xe9;licatesse qu&apos;il tombe comme une note de musique dans la bo&#xee;te. Bient&#xf4;t, je ne pris m&#xea;me plus la peine d&apos;aller chercher mon courrier. Je laissais les enveloppes s&apos;amonceler. Je re&#xe7;ois si peu de courrier quand je ne m&apos;en envoie pas. Je ne trainais plus non plus derri&#xe8;re la porte &#xe0; l&apos;heure du courrier. La rempla&#xe7;ante &#xe9;tait d&apos;une ponctualit&#xe9; triste et monotone. Avec Jeanna,&amp;nbsp; l&apos;heure du courrier &#xe9;tait toujours une co&#xef;ncidence, un myst&#xe8;re, un po&#xe8;me...&lt;br /&gt;Je sursautais ce matin quand la sonnette retentit. J&apos;ouvris la porte et elle &#xe9;tait l&#xe0;, juste un peu plus p&#xe2;le comme si elle avait oubli&#xe9; de voir le soleil tous ces mois, mais avec des yeux plus graves et plus ardents... Elle me tendit mon courrier, m&apos;indiquant qu&apos;il n&apos;y avait plus de place dans ma boite aux lettres. Puis, d&#xe9;j&#xe0;, elle &#xe9;tait partie. Je contemplais le sillage de sa bicyclette. Elle reviendrait.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 30 Jan 2008 09:38:00 GMT</pubDate></item><item><title>La chasse d’eau &#xe0; coulisse…</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2008/01/30/7753073.html</link><comments>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2008/01/30/7753073.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lafactrice.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7753073/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lafactrice.canalblog.com/archives/2008/01/30/7753073.html</guid><description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; color=&quot;#ffffff&quot;&gt;Par B&#xe9;rang&#xe8;re&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;verdana, arial, helvetica, sans-serif&quot; color=&quot;#ffffff&quot;&gt;&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;Jeanna marchait sur la plage, elle n’avait
pas sa jupe qui volait au vent car elle avait oubli&#xe9; d’en mettre une. Ses pieds
&#xe9;taient nus et son pantalon lui arrivait au dessus des chevilles. Elle marchait
dans un sable aux reflets d’argent. En regardant la mer, elle se dit qu’elle
aurait aim&#xe9; y voir danser des truites, mais voil&#xe0;, il n’y avait pas de truites
dans cette mer l&#xe0;. Il n’y avait que des vagues &#xe0; l’&#xe9;cume grise ce matin. L’&#xe9;cume
grise avait ramen&#xe9; une dr&#xf4;le de chose sur la plage. Jeanna, curieuse s’approchait
lentement. La plante de ses pieds, robuste, s’enfon&#xe7;ait dans le sable aux
reflets d’argent. Il avait gel&#xe9; cette nuit et les pieds de Jeanna commen&#xe7;aient
&#xe0; rougir. Les pieds de Jeanna &#xe9;taient forts comme un ovale dans un triangle. Elle
se pencha sur la chose qui venait de s’&#xe9;chouer sur la gr&#xe8;ve. Ses l&#xe8;vres se
fendirent d’un &#xe9;clat de sourire. Jamais elle n’aurait pu r&#xea;ver plus belle
d&#xe9;couverte. La chose que la mer avait rejet&#xe9;e n’&#xe9;tait autre qu’une chasse d’eau
&#xe0; coulisse. Ce serait parfait pour la montgolfi&#xe8;re &#xe0; vent d’amour qu’elle
fabriquait en secret dans la clairi&#xe8;re.&lt;br /&gt;&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;C’&#xe9;tait la premi&#xe8;re fois que Jeanna emporterait
quelque-chose qu’un homme ne lui avait pas donn&#xe9;. Elle r&#xe9;ussirait &#xe0; la
fabriquer sa Sagrada Famillia, m&#xea;me si pour cela, elle devait aller jusqu’au
bout de l’existence. La chasse d’eau &#xe0; coulisse d&#xe9;visagea Jeanna d’un œil bienveillant
et &#xe9;mit un petit jappement de contentement.&lt;br /&gt;&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;D&#xe9;sormais, elle devrait aussi trouver &#xe0; qui
avait appartenu cette chasse d’eau &#xe0; coulisse. Quelle embarcation avait pu &#xea;tre
aussi ingrate pour la laisser s’&#xe9;chapper ? Qui &#xe9;tait l’homme qui aujourd’hui
devait pleurer toutes les larmes de sperme de son corps ?&lt;br /&gt;&lt;font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;Jeanna mettrait un point d’honneur &#xe0;
retrouver cet homme…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Wed, 30 Jan 2008 09:34:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le retour de Jeanna</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2008/01/28/7729144.html</link><comments>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2008/01/28/7729144.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lafactrice.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7729144/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lafactrice.canalblog.com/archives/2008/01/28/7729144.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Par Aude&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Jeanna avait disparu de long mois sans donner de nouvelles. Elle &#xe9;tait tomb&#xe9; sous le charme de la maison myst&#xe9;rieuse et de son habitant non moins myst&#xe9;rieux. Elle s&apos;&#xe9;tait donn&#xe9;e tous ces long mois sans compter, ne cherchant pas &#xe0; sortir. Pour la premi&#xe8;re fois, un homme semblait assouvir le corps de Jeanna si insatiable d&apos;ordinaire.&amp;nbsp; Elle avait v&#xe9;cu ces longs mois comme un r&#xea;ve. &#xc7;a lui rappelait des fantasmes de harem, o&#xf9; elle aurait &#xe9;t&#xe9; la princesse d&apos;un sultan &#xe0; l&apos;app&#xe9;tit sexuel d&#xe9;mesur&#xe9;. Elle &#xe9;tait comme &#xe7;a Jeanna, avec des r&#xea;ves roses plein la t&#xea;te. L&#xe0;, elle &#xe9;tait l&apos;unique princesse. L&apos;amant ne lui parlait gu&#xe8;re, s&apos;int&#xe9;ressant juste &#xe0; son corps. Elle d&#xe9;couvrait avec un plaisir diff&#xe9;rent et inconnu chaque jour, chaque jour, elle d&#xe9;couvrait un nouveau livre aussi. Voil&#xe0;, Jeanna avait pass&#xe9; ses mois, nourrie de sexe et de lecture. Elle n&apos;avait jamais pens&#xe9; que son corps pourrait jouir de tant de fa&#xe7;ons diff&#xe9;rentes, elle n&apos;avait jamais pens&#xe9; non plus qu&apos;elle pourrait lire autant. &lt;br /&gt;Elle avait tout oubli&#xe9; ces longs mois, ses amants, m&#xea;me son Olivier elle l&apos;avait oubli&#xe9;. Il avait perdu les &#xe9;lections mais elle n&apos;en savait rien. &lt;br /&gt;Puis un jour, cela suffit. L&apos;amant lui offrit un orgasme qui lui parut le m&#xea;me qu&apos;un autre plus ancien, alors elle sut qu&apos;elle pouvait prendre son v&#xe9;lo et sa sacoche et riche de cette nouvelle exp&#xe9;rience elle reprit sa tourn&#xe9;e l&#xe0; o&#xf9; elle avait arr&#xea;t&#xe9;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 28 Jan 2008 12:48:00 GMT</pubDate></item><item><title>Un type qui ressemblait &#xe0; James Dean...</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/26/4749357.html</link><comments>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/26/4749357.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lafactrice.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4749357/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/26/4749357.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#ffffff&quot;&gt;&lt;em&gt;Par B&#xe9;rang&#xe8;re&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#ffffff&quot;&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; C&apos;&#xe9;tait son jour de cong&#xe9;, ses pieds larges se laissaient aller &#xe0; une errance m&#xe9;lancolique sur le sable gris&#xe2;tre. Elle promenait ses yeux sur la ligne d&apos;infini de la mer et r&#xea;vait d&#xe9;j&#xe0; d&apos;un ailleurs merveilleux. Les r&#xe9;sultats des &#xe9;lections lui faisaient peur et elle attendait de voir ce que ses compatriotes allaient pouvoir voter au second tour. Son vote &#xe0; elle n&apos;avait pas compt&#xe9; parce-qu&apos;elle avait fait l&apos;amour dans l&apos;isoloir et qu&apos;elle avait malencontreusement gliss&#xe9; deux fois le m&#xea;me pr&#xe9;nom dans l&apos;enveloppe.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; L&apos;horizon s&apos;avan&#xe7;ait vers elle, nuageux et t&#xe9;n&#xe9;breux, il &#xe9;tait pourtant deux heures et demi et le soleil resplendissait de mille rayons qu&apos;il &#xe9;tirait de tous les c&#xf4;t&#xe9;s. Elle avait l&apos;humeur plus que m&#xe9;lancolique &#xe0; pr&#xe9;sent et s&apos;enfon&#xe7;ait doucement dans les vagues blanch&#xe2;tres. L&apos;&#xe9;cume &#xe9;tait &#xe9;nerv&#xe9;e, bouillonnante et tumultueuse. Elle pensait qu&apos;elle aurait aim&#xe9; faire l&apos;amour dans la mer, l&#xe0;, tout de suite, l&#xe0;, sur l&apos;instant...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; En une seconde, il fut devant elle, elle ne l&apos;avait pas vu venir. Elle cligna des yeux tandis qu&apos;il la contemplait, il &#xe9;tait nu, un sourire accroch&#xe9; &#xe0; son regard. Il plissait les l&#xe8;vres, comme pour lui dire :&amp;quot;viens, je suis l&#xe0;, rejoins-moi&amp;quot;. Elle lui prit la main et tous deux continu&#xe8;rent leur avanc&#xe9;e dans la mer qui &#xe9;tait tr&#xe8;s fra&#xee;che. Il lui faisait penser &#xe0; un gar&#xe7;on maudit, un type archi-lumineux mais d&#xe9;glingu&#xe9; du dedans. Il ressemblait &#xe0; James Dean &#xe0; s&apos;y m&#xe9;prendre, et Jeanna, &#xe7;a lui plaisait bien.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Au fur et &#xe0; mesure qu&apos;ils s&apos;enlisaient dans l&apos;&#xe9;cume rageuse, il la d&#xe9;shabillait, et de ses v&#xea;tements, et de son regard...En un instant, ses visions cauchemardesques disparurent et elle connut l&apos;extase la plus pure qui soit. Elle fit l&apos;amour comme elle ne l&apos;avait jamais fait. Elle d&#xe9;visagea un homme comme elle ne l&apos;avait d&#xe9;visag&#xe9;, et pour cause, ce n&apos;&#xe9;tait pas v&#xe9;ritablement un homme. Homme, il l&apos;&#xe9;tait sans conteste, il le lui avait prouv&#xe9;, mais humain, elle n&apos;en n&apos;&#xe9;tait plus s&#xfb;re. Et c&apos;est quand il s&apos;&#xe9;loigna vers l&apos;horizon et qu&apos;il disparut au large qu&apos;elle sut qu&apos;elle n&apos;avait pas r&#xea;v&#xe9;.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Il ressortit une ultime fois de l&apos;eau, fit une pirouette en guise d&apos;adieu, sa nageoire battit l&apos;air une derni&#xe8;re fois et il disparut pour toujours...&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Thu, 26 Apr 2007 12:27:00 GMT</pubDate></item><item><title>La maison myst&#xe9;rieuse (suite)</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/18/4662955.html</link><comments>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/18/4662955.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lafactrice.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4662955/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/18/4662955.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par Aude&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, Jeanna avait encore du courrier pour la maison myst&#xe9;rieuse. Comme la veille la porte s&apos;ouvrit et comme la veille Jeanna ne rencontra personne dans la maison. Le courrier qu&apos;elle avait d&#xe9;pos&#xe9; sur la table avait disparu mais rien d&apos;autre ne semblait modifi&#xe9;.&lt;br /&gt;Jeanna s&apos;avan&#xe7;a un peu plus dans la maison. La premi&#xe8;re porte qu&apos;elle rencontra s&apos;ouvrait sur une chambre &#xe0; la blancheur immacul&#xe9;e. Le lit &#xe9;tait immense avec des draps blancs flamboyants. Prise d&apos;une soudaine impulsion Jeanna se d&#xe9;shabilla enti&#xe8;rement et se glissa sous les draps. Elle &#xe9;tait sure qu&apos;un homme viendrait la rejoindre. Elle attendit si longtemps qu&apos;elle finit par s&apos;y endormir. Ce sont les caresses de l&apos;homme qui la r&#xe9;veill&#xe8;rent; des caresses longues, douces et puissantes &#xe0; la fois. La bouche et la langue homme surent mettre en &#xe9;moi son corps imp&#xe9;rieux. Quand Jeanna ouvrit les yeux, elle s&apos;aper&#xe7;ut que la nuit &#xe9;tait tomb&#xe9;e et qu&apos;elle &#xe9;tait en train de jouir. Elle ne voyait que l&apos;ombre de l&apos;homme et humait son odeur p&#xe9;n&#xe9;trante. Elle voulut lui apporter du plaisir &#xe0; son tour. L&apos;homme lui maintint les mains, il voulait tout le plaisir pour elle. Il la laissa quelques heures plus tard &#xe9;puis&#xe9;e et lascive. Ils n&apos;avaient prononc&#xe9; un mot. L&apos;homme se retira et disparut. Jeanna se rendormit. &lt;br /&gt;Quand elle se r&#xe9;veilla, c&apos;&#xe9;tait un jour nouveau. Elle se leva, se rhabilla prit sa sacoche contenant encore une partie du courrier de la veille. Elle ne croisa personne en sortant.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 18 Apr 2007 07:20:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le m&#xe9;canicien &#xe0; la salopette rose</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/17/4647545.html</link><comments>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/17/4647545.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lafactrice.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4647545/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/17/4647545.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; color=&quot;#ffffff&quot;&gt;Par B&#xe9;rang&#xe8;re&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; color=&quot;#ffffff&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Carlos l&apos;avait emmen&#xe9;e sur l&apos;&#xe9;l&#xe9;vateur, celui qui sert &#xe0; explorer le ventre des voitures. Comme il &#xe9;tait un peu dans la lune, r&#xea;veur et ailleurs, il avait oubli&#xe9; de se mettre du m&#xea;me c&#xf4;t&#xe9; que Jeanna. Ils n&apos;avaient pas pu faire l&apos;amour tout de suite, et l&apos;&#xe9;l&#xe9;vateur s&apos;&#xe9;tait bloqu&#xe9;. Ils avaient attendu plusieurs heures, contemplant ainsi le plafond jauni du hangar. Finalement, Carlos avait saut&#xe9; au sol d&apos;une mani&#xe8;re tr&#xe8;s f&#xe9;line et avait ensuite d&#xe9;livr&#xe9; la belle posti&#xe8;re.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Celui qui r&#xe9;parait les pneus crev&#xe9;s d&apos;un seul baiser, celui qui remettait un moteur en route rien qu&apos;en le caressant, celui qui savait faire couiner des freins en leur chuchotant des mots d&apos;amour, eh bien, celui-l&#xe0; m&#xea;me avait su emmener Jeanna aux fronti&#xe8;res de son corps. Quand elle avait saut&#xe9; de l&apos;&#xe9;l&#xe9;vateur et qu&apos;elle avait atterri dans ses bras, il s&apos;&#xe9;tait rendu compte de la femme qu&apos;elle &#xe9;tait, elle pesait lourd Jeanna, et elle &#xe9;tait si l&#xe9;g&#xe8;re &#xe0; la fois...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Elle ne se rappelait pas de l&apos;endroit o&#xf9; elle avait grandi mais plut&#xf4;t comment, et puis, il y en a tellement des endroits...et finalement, ils se ressemblent tous...L&#xe0; o&#xf9; elle avait grandi, elle se souvenait des ch&#xe8;vres, c&apos;est qu&apos;elle &#xe9;tait b&#xe2;ti comme une montagnarde Jeanna. Oh, elle n&apos;&#xe9;tait pas grosse, mais diablement charpent&#xe9;e. Et ses pieds s&apos;accrochaient o&#xf9; elle voulait.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Aujourd&apos;hui, c&apos;est au m&#xe9;canicien en salopette rose qu&apos;ils s&apos;accrochaient, et ils avaient la rage au ventre, et les pieds de Carlos prenaient ceux de Jeanna avec amour et volupt&#xe9;. C&apos;&#xe9;taient eux qui lui avaient &#xf4;t&#xe9; sa culotte. Ils savaient faire tout cela ses pieds, et plus encore...enlever tous les boutons d&apos;une veste ou faire du stop, ses pieds &#xe9;taient capables du meilleur, et &#xe7;a plaisait beaucoup &#xe0; Jeanna.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Quand elle l&apos;a quitt&#xe9;, ils lui a offert ses empreintes d&apos;amour, ses empreintes de pas. L&#xe0; o&#xf9; il avait foul&#xe9; le sol si discr&#xe8;tement, Jeanna pourrait toujours y venir, elle le savait. Il lui avait aussi donn&#xe9; un baiser r&#xe9;parateur de pneus. Pour sa montgolfi&#xe8;re d&apos;amour, &#xe7;a pourrait toujours servir, et qui sait, elle pourrait peut-&#xea;tre s&apos;en servir pour recoller les coeurs bris&#xe9;s...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 17 Apr 2007 13:32:00 GMT</pubDate></item><item><title>La maison myst&#xe9;rieuse</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/13/4613267.html</link><comments>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/13/4613267.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lafactrice.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4613267/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/13/4613267.html</guid><description>&lt;p&gt;par Aude&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;&#xe9;tait la premi&#xe8;re fois que Jeanna devait apporter du courrier dans cette maison. C&apos;&#xe9;tait une grande maison qui donnait sur la plage. Jeanna la regardait souvent cette maison, elle lui paraissait myst&#xe9;rieuse comme vid&#xe9;e de toute vie. Elle &#xe9;tait immense toute en recoins. Quand elle eut du courrier pour le 13 all&#xe9;e de la mer, elle se dit que la maison avait du &#xea;tre rachet&#xe9;e mais en s&apos;approchant celle-ci semblait toujours aussi abandonn&#xe9;e. Il n&apos;y avait pas de boite &#xe0; lettres. Jeanna frappa, personne ne lui r&#xe9;ondit mais la porte s&apos;ouvrit sans m&#xea;me pousser. Jeanna entra. La maison &#xe9;tait meubl&#xe9;e, un peu poussi&#xe9;reuse mais pas tant que &#xe7;a. Jeanna tournait la t&#xea;te pour s&apos;emplir du d&#xe9;cor de la maison mais aussi pour &#xe9;ventuellement d&#xe9;couvrir l&apos;habitant des lieux. Elle appela plusieurs fois mais personne ne r&#xe9;pondit. Elle mit la lettre en &#xe9;vidence sur la table et s&apos;en retourna. Dans l&apos;entr&#xe9;e, perdu dans un coin elle aper&#xe7;ut un livre tout couvert de poussi&#xe8;re. Elle ne put s&apos;emp&#xea;cher de le ramasser, le livre s&apos;ouvrit &#xe0; la page o&#xf9; une photo avait du servir de marque-page. C&apos;&#xe9;tait une vielle photo s&#xe9;pia d&apos;une famille d&apos;autrefois aux poses un peu fig&#xe9;s. Elle lut une phrase du livre: &amp;quot;Une vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie.&amp;quot;. Elle se dit que c&apos;&#xe9;tait bien vrai et regarda l&apos;auteur: Andr&#xe9; Malraux. Elle avait d&#xe9;j&#xe0; entendu cette phrase mais c&apos;&#xe9;tait dans une chanson de Souchon. Prise d&apos;une soudaine impulsion, Jeanna prit le livre et l&apos;enfouit dans sa sacoche. Elle n&apos;aimait pas que les livres soient abandonn&#xe9;s.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 13 Apr 2007 10:35:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le m&#xe9;canicien de la deuxi&#xe8;me rue</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/10/4580868.html</link><comments>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/10/4580868.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lafactrice.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4580868/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/10/4580868.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#ffffff&quot;&gt;&lt;em&gt;Par B&#xe9;rang&#xe8;re&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; color=&quot;#ffffff&quot;&gt; Sa sacoche &#xe0; rustines &#xe9;tait vide, et &#xe7;a tombait plut&#xf4;t bien car elle se souvenait du m&#xe9;canicien en salopette rose. Rose sale un peu, il &#xe9;tait m&#xe9;canicien quand m&#xea;me...Jeanna lui avait apport&#xe9; sa bicyclette en m&#xea;me temps que des lettres. Comme il habitait un peu loin et que son garage ressemblait &#xe0; un hospice pour voitures en difficult&#xe9;, Jeanna avait gard&#xe9; plusieurs lettres depuis quinze jours. Il allait &#xea;tre content Bob, il s&apos;appelait Bob, ce n&apos;&#xe9;tait ni un v&#xe9;ritable pr&#xe9;nom, ni un surnom, personne ne savait plus pourquoi Bob s&apos;appelait Bob.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Jeanna le regardait sourire &#xe0; ses voitures depuis longtemps, et &#xe7;a lui plaisait bien. Quand elle est arriv&#xe9; &#xe0; pied, les mains sur le guidon de m&#xe9;tal, Bob a l&#xe2;ch&#xe9; le livre qu&apos;il &#xe9;tait en train de boire comme du petit lait et a d&#xe9;gag&#xe9; les quelques m&#xe8;ches qui voilaient son regard. &#xe7;a faisait longtemps qu&apos;il attendait une occasion de lui rendre service, et &#xe7;a faisait longtemps qu&apos;elle attendait que son v&#xe9;lo la guide ici. Dans un recoin, elle a reconnu la voiture de Nikos, compl&#xe8;tement &#xe9;crabouill&#xe9;e, on aurait dit une d&#xee;nette d&apos;enfants qui aurait &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;vor&#xe9;e par un chien , puis recrach&#xe9;e.&lt;br /&gt;__La voiture de Nikos a l&apos;air vraiment malade...&lt;br /&gt;__Oui, elle est morte...je suis d&#xe9;sol&#xe9;.&lt;br /&gt;__Et le violoncelle, il va bien ?&lt;br /&gt;__Oh oui, il n&apos;&#xe9;tait pas dans la voiture quand le camion lui est tomb&#xe9; dessus, il console son Nikos...&lt;br /&gt;__Ah, tant mieux.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Tr&#xe8;s rapidement, d&apos;une main de ma&#xee;tre, il d&#xe9;monta la roue du v&#xe9;lo, et de trois baisers, il ressouda le caoutchouc. Il &#xe9;tait comme &#xe7;a Bob, il &#xe9;tait connu dans tout l&apos;ouest, il aimait le caoutchouc et savait le faire briller et perdurer. Ensuite, il Prit Jeanna par la main et l&apos;emmena sur le monte-charge lui faire visiter sa TR4...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 10 Apr 2007 09:06:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le sacre du printemps</title><dc:creator>blairaudes</dc:creator><link>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/09/4575146.html</link><comments>http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/09/4575146.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://lafactrice.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4575146/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://lafactrice.canalblog.com/archives/2007/04/09/4575146.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#ffffff&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;Par B&#xe9;rang&#xe8;re&lt;font color=&quot;#333300&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#333300&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#ffffff&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Elle serait l&#xe0; si belle, sa carcasse cuivr&#xe9;e luisant sous les premiers rayons. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Elle serait l&#xe0; si chaude &#xe0; r&#xea;vasser dans la tendresse d&apos;une fin d&apos;hiver. &lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Elle serait l&#xe0; si mysterieuse, ses yeux gris caressant l&apos;&#xe9;cume d&apos;une mer verte aujourd&apos;hui.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt; &lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#ffffff&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Jeanna a troqu&#xe9; sa veste contre une robe qui moule merveilleusement son corps. Ses pieds se laissent aller &#xe0; la promesse mouvante des sables. La nuit tombe et la mer descend. On dirait presque les larmes d&apos;un enfants. Des vaguelettes roulent sur ses chevilles, les vaguelettes aimeraient &#xea;tre des choses qu&apos;on fait jouir avec des pieds. Les vaguelettes connaissent bien Jeanna, &#xe7;a fait plusieurs mois qu&apos;elle n&apos;est pas venue. Les vaguelettes savent que dans peu de temps Jeanna sera nue, son sexe gonfl&#xe9; &#xe9;ternuera deux ou trois fois. Les vaguelettes la caresseront comme jamais un homme ne saurait caresser une femme. Les vaguelettes savent des choses de la vie que les hommes ne savent pas, elles connaissent des choses dont les hommes n&apos;ont aucune id&#xe9;e...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Elle est l&#xe0; si belle et si langoureuse &#xe0; attendre que la nuit la recouvre en entier, et quand le dernier rayon l&apos;apercevra, il deviendra vert et abandonnera la belle &#xe0; la fra&#xee;che &#xe9;cume.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; C&apos;est son premier bain de mer, le froid l&apos;a p&#xe9;n&#xe9;tr&#xe9;e assez froidement. La mer est &#xe0; 14 degr&#xe9;s mais Jeanna nage &#xe0; en perdre le souffle, elle nage longtemps vers le large, longtemps, c&apos;est jusqu&apos;&#xe0; temps qu&apos;un bateau de p&#xea;cheur ou autre, croise sa route.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Quand ils font l&apos;amour sur le pont, elle d&#xe9;cide de l&apos;appeller Carlos, il ne parle pas le fran&#xe7;ais, ni aucune autre langue d&apos;ailleurs, il est muet depuis que la grande faucheuse a embarqu&#xe9;e sa femme. Il habite dans le coin, dans un camion, et p&#xea;che de temps &#xe0; autres pour assurer une maigre pitance. Il est fort et agile, son oreille gauche est transperc&#xe9;e par un bel anneau d&apos;argent. Ils se soul&#xe8;vent l&apos;un et l&apos;autre au gr&#xe9; du roulis et &#xe9;peronnent leur d&#xe9;sir dans un ciel &#xe9;toil&#xe9;. Ils dorment un peu sous une vielle couverture qui sent le gasoil.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Il rame &#xe0; pr&#xe9;sent, il ram&#xe8;ne Jeanna sur la gr&#xe8;ve, ils se promettent de se revoir un jour peut-&#xea;tre, au hasard de la vie. C&apos;est qu&apos;il est un peu comme elle Carlos, sauvage et g&#xe9;n&#xe9;reux. Avant de la quitter, il lui offre sa vieille paire de rames et son sourire d&apos;homme triste, elle lui r&#xe9;pond d&apos;un sourire lointain. Il sait qu&apos;elle n&apos;est d&#xe9;j&#xe0; plus l&#xe0; et il est heureux pour elle. Elle pense &#xe0; son homme id&#xe9;al, un sourire d&apos;homme triste et une belle paire de rames, c&apos;est po&#xe9;tique et porteur d&apos;un chemin de vie extraordinaire, et son homme id&#xe9;al sera quelqu&apos;un d&apos;extraordinaire, et sa montgolfi&#xe8;re d&apos;amour sera la promesse de leurs deux vies...&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Elle a d&#xe9;j&#xe0; h&#xe2;te de ramer, tout l&#xe0;-haut dans le ciel...&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt; &lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 09 Apr 2007 16:14:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>