Chroniques d'une factrice

Laissez vous entrainer par les petites histoires de Jeanna, factrice: ses amants, ses rêves, ses aventures...

17 avril 2007

Le mécanicien à la salopette rose

Par Bérangère

    Carlos l'avait emmenée sur l'élévateur, celui qui sert à explorer le ventre des voitures. Comme il était un peu dans la lune, rêveur et ailleurs, il avait oublié de se mettre du même côté que Jeanna. Ils n'avaient pas pu faire l'amour tout de suite, et l'élévateur s'était bloqué. Ils avaient attendu plusieurs heures, contemplant ainsi le plafond jauni du hangar. Finalement, Carlos avait sauté au sol d'une manière très féline et avait ensuite délivré la belle postière.
    Celui qui réparait les pneus crevés d'un seul baiser, celui qui remettait un moteur en route rien qu'en le caressant, celui qui savait faire couiner des freins en leur chuchotant des mots d'amour, eh bien, celui-là même avait su emmener Jeanna aux frontières de son corps. Quand elle avait sauté de l'élévateur et qu'elle avait atterri dans ses bras, il s'était rendu compte de la femme qu'elle était, elle pesait lourd Jeanna, et elle était si légère à la fois...
    Elle ne se rappelait pas de l'endroit où elle avait grandi mais plutôt comment, et puis, il y en a tellement des endroits...et finalement, ils se ressemblent tous...Là où elle avait grandi, elle se souvenait des chèvres, c'est qu'elle était bâti comme une montagnarde Jeanna. Oh, elle n'était pas grosse, mais diablement charpentée. Et ses pieds s'accrochaient où elle voulait.
    Aujourd'hui, c'est au mécanicien en salopette rose qu'ils s'accrochaient, et ils avaient la rage au ventre, et les pieds de Carlos prenaient ceux de Jeanna avec amour et volupté. C'étaient eux qui lui avaient ôté sa culotte. Ils savaient faire tout cela ses pieds, et plus encore...enlever tous les boutons d'une veste ou faire du stop, ses pieds étaient capables du meilleur, et ça plaisait beaucoup à Jeanna.
    Quand elle l'a quitté, ils lui a offert ses empreintes d'amour, ses empreintes de pas. Là où il avait foulé le sol si discrètement, Jeanna pourrait toujours y venir, elle le savait. Il lui avait aussi donné un baiser réparateur de pneus. Pour sa montgolfière d'amour, ça pourrait toujours servir, et qui sait, elle pourrait peut-être s'en servir pour recoller les coeurs brisés...

Posté par blairaudes à 15:32 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Ben...

    Il a l'air adorable ce mécanicien des nuages...

    Posté par Bérangère, 17 avril 2007 à 18:40

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